La guerre au Moyen-Orient fait augmenter le prix... des préservatifs ?
La guerre au Moyen-Orient a déjà fait grimper les prix de l’énergie et de nombreuses denrées alimentaires, mais ce n’est pas tout. Les préservatifs devraient également augmenter. L’entreprise malaisienne Karex, qui assure 20 % de la production mondiale, envisagerait d’augmenter ses prix de 30 %.
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Les coûts de production chez le plus grand fabricant de préservatifs au monde ont augmenté de 25 à 30 % depuis le début du conflit qui a commencé fin février. Les pénuries de composants chimiques dérivés du pétrole et la hausse du prix des matières premières se font sentir sur la chaîne d’approvisionnement. Les troubles pèsent également sur le coût des emballages des préservatifs et sur les lubrifiants.Plus de 6 millions de vendusIl y a actuellement des commandes qui n’arrivent pas, à cause de la fermeture du détroit d’Ormuz. Chez nous, la plateforme prévention Sida attend 700.000 préservatifs toujours bloqués. « On espère vraiment qu’ils arriveront au courant du mois de mai, parce qu’avant les vacances d’été, on lance une campagne de prévention », souligne Thierry Martin, directeur de la plateforme de prévention sida.
En Belgique, entre 850.000 et 900.000 boîtes sont vendues chaque année, soit un peu plus de 6 millions de préservatifs. Les prix varient entre 15 centimes et 1 € selon que l’on achète en grade surface ou en pharmacie. « Il faut vraiment une action de santé publique pour tenter de limiter au maximum ce coût. Si on continue dans ce sens-là, les cas d’IST vont augmenter, ce qui augmentera également le coût des dépistages, et des traitements », explique le directeur de la plateforme de prévention sida.